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Dick Rivers, son « ancienne ferme rénovée en pleine campagne »
dans le Tarn-et-Garonne où il vivait avec sa femme Babette et sa
fille Natala au calme avec « rien autour ! »
Par jmartinPublié
le 03/11/2025 à 15:42
À Pompignan, dans le Tarn-et-Garonne, Dick Rivers avait trouvé
son havre de paix. Entre famille et concerts de village, le
rockeur vivait là une vie simple, bien loin du show-biz
parisien.

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Un homme aimé de tous dans son village
On
imagine souvent les rockeurs accrochés aux néons des grandes
villes, mais Dick Rivers, lui, préférait les chemins de terre.
Quand il ne sillonnait pas les routes pour ses concerts, c’est à
Pompignan, un petit village du Tarn-et-Garonne, qu’il venait se
ressourcer, au calme, entouré des siens, pendant plus de 30 ans.
Le 24 avril 2019, jour de ses 74 ans, l’artiste tirait sa
révérence. Niçois de naissance et Parisien par nécessité, il
trouvait à Pompignan « le centre du monde », comme il aimait
l’appeler. Ce village était celui de la famille de Babette, sa
femme, qu’il surnomme « son ange gardien ». Là, il vivait loin
des projecteurs, dans un lieu qu’il avait fait sien, avec son
épouse et sa fille adoptive, Natala. Un ranch paisible où il
faisait bon vivre « La maison où nous vivons est une ancienne
ferme rénovée en pleine campagne, au calme, rien autour ! »
confiait-il un jour au journal La Dépêche, visiblement attaché à
cette vie simple. Il y passait ses étés, qu’il ne qualifiait
jamais de vacances. « Je ne suis jamais en vacances, c’est un
mot que je ne connais pas ou alors j’y suis toujours ! »,
plaisantait-il, avant de continuer, plus sérieusement : « J’ai
la chance de faire un métier qui me passionne, avec des
contraintes, bien sûr, et beaucoup de travail mais jamais de
routine, pas d’obligations régulières comme aller chaque jour au
bureau à la même heure. Donc, je me sens libre et finalement les
vacances c’est ça, la liberté non ? Ici, je continue à
travailler - téléphone, internet, fax, déplacements - et en même
temps, je profite de ma famille, des amis, qui viennent me voir
et d’un environnement superbe. » Il y menait une vie rythmée
par la famille, les méchouis, les bons repas, et les
documentaires sur France 5. « Après chacun de mes concerts, je
rentre ici, dans la maison familiale, où je retrouve tous ceux
que j’aime. J’ai ici comme à Paris beaucoup d’amis de tous les
milieux, des gens ordinaires, « normaux » quoi ! En fait, c’est
sans doute dans le show biz que j’en ai le moins ». Autour de
lui, sa "famille musicale" vivait dans les environs : un
guitariste à Balma, un ingénieur du son à Grisolles, Francis
Cabrel pas très loin à Astaffort. Tout ce petit monde formait
une communauté discrète mais soudée. Un homme aimé de tous
dans son village À Pompignan, tout le monde connaissait Dick
Rivers. Il participait aux fêtes locales, se promenait dans les
rues, chantait parfois au château. « Il était simple, gentil,
abordable, c'était un homme bien. » se souvenait Claude Blasa
pour La Dépêche, président du comité des fêtes. En 2005, il
avait même chanté gratuitement pour la fête du village. À sa
mort, le chagrin a traversé les ruelles du village. « Après
Johnny, c'est Dick qui s'en va », lâchait une habitante
bouleversée dans les colonnes de La Dépêche. « Avec lui, c’est
toute une époque qui disparaît, celle de notre jeunesse ! »,
déplorait un autre riverain.
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